L’escalade

L’escalade, ou grimpe, parfois appelée varappe (désuet), est une pratique et un sport consistant à progresser le long d’une paroi pour atteindre le haut d’un relief ou d’une structure artificielle par un cheminement appelé voie, avec ou sans l’aide de matériel. Le terrain de pratique va des blocs de faible hauteur aux parois de plusieurs centaines de mètres, en passant par les murs d’escalade. Le pratiquant est couramment appelé « grimpeur ».

L’escalade développe de nombreuses qualités physiques, comme la force musculaire, la souplesse, l’endurance musculaire, l’équilibre, de bonnes capacités psychomotrices et de planification. Elle sollicite particulièrement la musculature des bras, du tronc et des jambes.

Cette discipline se développe progressivement en tant que sport à part entière dès la fin du XIXe siècle dans la ruée des premiers alpinistes vers les grands sommets, avant de se démocratiser au siècle suivant, devenant populaire dès la fin des années 1970. Les premières compétitions officielles sont organisées en 1988 par l’Union internationale des associations d’alpinisme (UIAA). Chaque année est organisée une Coupe du monde de difficulté, de bloc et de vitesse, et tous les deux ans des championnats du monde, l’ensemble étant supervisé par la Fédération internationale d’escalade (IFSC).

L’escalade sportive se pratique sur des voies entièrement équipées, où des points d’ancrage (spits ou broches scellées) ont été mis en place au préalable, compte tenu du cheminement envisagé de la voie, afin de permettre au grimpeur de se protéger en mousquetonnant sa corde. Apparue dans les années 1980, l’escalade sportive est un des types d’escalade les plus modernes et des plus sécurisés.

L’escalade sportive est notamment pratiquée lors des compétitions d’escalade de difficulté.

L’escalade dite « traditionnelle » (également dénommée « trad ») se pratique sur des voies peu ou pas équipées : elle associe l’escalade libre et l’usage exclusif de points d’assurage amovibles. Ces protections posées ne doivent pas laisser de trace sur la paroi ni endommager le rocher (escalade propre), contrairement aux trous forés pour insérer des pitons à expansion ou même de simples pitons. Le grimpeur pratiquant ce type d’escalade doit juger de la qualité de l’équipement qu’il rencontre et placer lui-même des protections supplémentaires: des coinceurs dans les fissures et les trous ; des sangles autour de becquets, lunules et arbres. La pose de protections n’étant possible que si le rocher le permet, cette escalade se pratique essentiellement sur des voies à fissures.

En France, l’escalade « traditionnelle » subsiste principalement dans les voies en montagne ou dans les sites classés par la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME) comme terrains d’aventure. Dans d’autres pays, notamment la République tchèque, le Royaume-Uni et les États-Unis, cette pratique est majoritaire, y compris sur des falaises de faible hauteur.