La boxe thaïlandaise

La boxe thaïlandaise, ou muay-thaï, abrégée en boxe thaï, est un art martial, et plus précisément, un sport de combat, classé en Occident parmi les boxes pieds-poings.

La boxe thaïe (boxe thaïlandaise) trouve son origine dans des pratiques martiales ancestrales, notamment dans le muay boran (boxe traditionnelle) et le krabi krabong (pratique avec les armes). Elle est la plus populaire des boxes du Sud-Est asiatique (boxe birmane, boxe khmère, boxe laotienne, boxe vietnamienne) et doit sa popularité au fait qu’elle est une discipline nationale professionnalisée. Sa pratique permet à de nombreux pratiquants, athlètes (même très jeunes), entraîneurs, managers et promoteurs, d’en vivre. Elle représente un marché lucratif en Thaïlande générant autour d’elle une économie non négligeable. Comme les boxes apparentées elle a la réputation d’être une pratique de combat particulièrement virile et on lui reproche, par erreur, de répandre l’idée selon laquelle « tous les coups sont permis ».

Les règles

L’organisation sportive de la boxe thaïlandaise se subdivise en de nombreux sigles et fédérations, si bien que le règlement peut revêtir des formulations diverses. Les règles reproduites ici sont extraites de celles appliquées dans les stades thaïlandais.

Ring

Le ring, qui mesure entre cinq et sept mètres de côté, doit être entouré de trois rangées de cordes minimum. Le plancher sera doublé d’un matériau moelleux et élastique, de quatre centimètres d’épaisseur, et recouvert de toile.

Tenue vestimentaire des combattants

Les boxeurs (nak-muays) se présenteront dans une tenue appropriée au combat, se composant d’un short et d’un suspensoir pour la coquille (de constitution métallique pour protéger contre les coups de genou). Ils doivent combattre torse nu et pieds nus, mais sont autorisés à porter des chevillères ou des bandes au pieds. Ils peuvent nouer un ruban appelé « prajeet » (ou praciat) autour d’un ou des deux bras. Le bandeau de tête sacré appelé « mongkong » est obligatoire durant les phases préliminaires et rituelles mais doit être retiré avant le début du combat.

Bandages et gants

Les articulations des mains (doigts et poignets) seront protégées par une bande élastique de trois mètres, fixée avec du ruban adhésif. Les gants de combat et d’entraînement (sparring) peuvent aller de la taille six onces à la taille seize onces (une once : environ vingt grammes).

Poids

Un médecin exécutera un contrôle physique général qui permettra au boxeur (ou à la boxeuse) de faire ses combats au [hors-combat|K-O-system] ou assauts de boxe éducative (version light-contact).

Afin de vérifier que le combattant entre bien dans la catégorie de son adversaire, les opérations de pesée s’effectuent en présence de l’adversaire et de ses assistants, et se déroulent au moins quatre heures avant la rencontre.

Rounds

Les matchs officiels comptent cinq reprises de trois minutes avec deux minutes de repos entre chaque round en Thaïlande (voire quelquefois 1 minute 30 de repos en Europe). Mais en France cela dépend de la « classe » dans laquelle le pratiquant nak-muay évolue. Les « classes » vont de « B » à classe « A » pour les seniors (vingt ans et plus).